Josep Grau-Garriga - Galerie Atelier 28

Josep Grau-Garriga

Josep Grau-Garriga

1929 – 2011

Après des études de peinture et de gravure à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de San Jordi à Barcelone, attiré par la peinture murale, il commence des fresques à l’Ermitage de Sant Crist de Llaceres en 1953.

Son style est encore un mélange d’art roman et des grandes fresques mexicaines de l’entre deux-guerres de Siqueiros et Ribera. En 1955, il dirige l’atelier expérimental de l’École catalane de tapisserie créée par Miquel Samaranch, et découvre le mouvement des peintres abstraits Fautier, Dubuffet, Soulages. En revenant à Sant Cugat, il invente de nouveaux assemblages pour les tapisseries, matières, couleurs, textures, et devient un des chefs de file de l’école Catalane de tapisserie ajoutant de nouvelles matières, inventant de nouvelles façons de les assembler, son style est né.

En 1970, il quitte Sant Cugat et part pour les États-Unis, le Canada, l’Amérique du Sud. Il anime des conférences, ateliers ou séminaires avec les étudiants dans les universités. Grau-Garriga veut donner une dimension politique, historique à son travail et il provoque des interventions, à l’occasion d’évènements politiques (en 1968) ou historiques (en 1989).

En 1987, il fait un projet d’environnement en Principauté d’Andorre à l’occasion d’une exposition de ses travaux, en occupant des espaces libres, façades, pignons aveugles, en traitant des sols avec des matériaux qu’il connaît, fibres, peintures. Il rencontre sa femme Anne en 89 et s’installe définitivement en Anjou. Il aménage 2 ateliers, l’un de peinture et l’ autre pour les tapisseries. Des encres et des aquarelles apparaissent dans son œuvre, des autoportraits.

2009 : musée Jean Lurçat à Angers : Exposition: De l’ombre à la lumière, Tapisseries catalanes de Picasso à Grau-Garriga. Cette exposition est une rétrospective des artistes catalans.

Josep Grau-Garriga meurt le 29 août 2011 à Angers. Il était en train de travailler au « Portail de la Paix » œuvre monumentale pour l’église de St Mathurin sur Loire, son village d’adoption. Cette œuvre inachevée sera malgré tout définitivement montée au printemps 2012.